Que nous réserve l’année 2019 sur les marchés financiers ?

Le 10/01/2019 par

L’année 2018 qui avait pourtant bien démarré a vu un bon nombre de classes d’actifs, voire la quasi-totalité, chuter (touchant même les valeurs refuges telles que l’or) soit près de 90% mis à part les fonds en euro et les SCPI (ce qui n’était pas arrivé depuis 1931). « Décevante », cette année a vu les investisseurs à placements risqués ou à valorisation cyclique se tourner vers les valeurs refuges suite aux menaces de ralentissement économique.

Plusieurs indices ont d’ailleurs chuté en 2018 :

Le Dow Jones Industrial Average new-yorkais (-5,95 %), le Nasdaq (-3,88 %), le Footsie londonien (-12,48 %), le Dax de Francfort (-18,26 %), le CAC (-10,95 %).

En décembre dernier, la bourse de Paris avait été très secouée de crainte d’une augmentation des tensions commerciales. Une baisse de près de 7 % pour le CAC 40. Le secteur de l’automobile a connu des baisses conséquentes (60 % pour Valeo, 33 % pour Renault, 27 % pour Michelin). Seuls trois secteurs s’en sont sortis honorablement :  l’aéronautique, le luxe et le pétrole.

Habituellement, en Europe, lorsqu’une telle situation se produit, différentes possibilités se proposent telles que placer hors de l’EUROPE ou se diriger vers les marchés obligatoires ou valeurs refuges tel que l’or.

Alors pourquoi une telle situation et une telle crainte ?  

Les tensions entre les ETATS UNIS et la Chine (dont la croissance a ralenti), le BREXIT, la situation politique italienne, les montées du populisme, la fragilité du gouvernement Allemand, une inclinaison de la politique monétaire de la FED, Un phénomène de ralentissement du rythme de la croissance économique des Etats Unis (les valeurs technologiques américaines rencontrent des difficultés qui perdurent face à la croissance des technologies chinoises qui sont en train de surpasser les marques occidentales et de reconquérir le marché domestique).

Sur le plan politique, l’Europe est affaiblie par les négociations sur le Brexit et les difficultés pour l’Italie de respecter les principes d’orthodoxie financière imposés par Bruxelles. A cela s’ajoute les élections européennes du 26 mai prochain qui vraisemblablement favoriseront l’expansion du populisme. En Allemagne, les signaux d’alertes s’accumulent ce qui va obliger le pays à mener ses réformes structurelles qu’il a tardé à mener.

Au niveau international, la chine voit ses indices manufacturés baisser, suite aux sanctions américaines, mais cette chute impacte également les entreprises US telles que FORD, ST Microélectroniques et Soitec.

Autre conséquence pour notre territoire chez les équipementiers français Valeo et Faurecia : Un décrochage significatif en Bourse. D’autant que sur le marché chinois, ils disposent d’une place importante. Tout cela devrait continuer à impacter les marchés financiers durant les prochains mois.

La situation américaine avec le shutdown de l’administration américaine (300 000 fonctionnaires non payés) n’améliore pas la situation (Suite à l’impasse d’une solution sur le financement de la construction d’un mur anti-immigration à la frontière mexicaine).

Tout cela affaiblit la confiance des marchés pour les prochains mois. Le seuil critique entre expansion et ralentissement devient de plus en plus proche. Certains vont même jusqu’à estimer à 43% l’entrée en récession d’ici à 2021. Toutes ces incertitudes engendrent un stress qui impacte les marchés. Ces problématiques laissent planer le spectre de la récession sur le climat des affaires.

N’oublions pas que depuis 10 ans les valeurs ont plus que doublés suite à la baisse continue des taux et le quantitative easing (Politique monétaire dit « non conventionnel » consistant pour une banque centrale à racheter massivement des titres de dettes aux acteurs financiers). Depuis 10 ans, une sorte de réalité virtuelle s’est créé et nous sommes en train de la quitter. 60 à 70% de la hausse des indices a été portée par les rachats d’actions pour les sociétés américaines et chinoises. Les dividendes généralement payés grâce à l’emprunt. Tout cela a donné une déconnexion entre les marchés et l’économie réelle. 

Malgré cette situation anxiogène sur les marchés boursiers, il n’est pas exclu que l’année 2019 soit marquée par une correction positive d’après certains analystes.

Tout cela nous indique que les valeurs Européennes moins chères que les valeurs américaines sont à privilégier.

Il y a un certain optimisme à garder : il est à noter que le plus dur est sans doute passé et que certains signaux indiquent que les jours à venir ont des chances d’être meilleurs. A ce jour, les marchés reviennent à la hausse, même si elle est timide, et les Etats Unis et la Chine pourraient trouver un accord suite à la délégation américaine reçue en chine.

Mais alors, où investir ?

trouville

Dans un capital qui se valorise avec un maximum de sécurité. Les valeurs sûres restent l’immobilier et tout type de solutions liées à l’immobilier (Déficit Foncier, Pinel…)

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Auteur : Ben Rais

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