Marchés financiers : Des perspectives optimistes se révèlent enfin à l’horizon !

Le 18/01/2019 par

 

De plus en plus d’investisseurs parient sur l’annulation du Brexit ou une sortie douce « soft BREXIT » de l’Union Européenne, évitant tout choc économique et rassurant les marchés.
Un « SOFT BREXIT » à la place d’un « HARD BREXIT » ?
La motion de censure contre Theresa May ayant été rejetée à 19 voix (rejet massif par les députés de l’accord de sortie de l’Union européenne négocié avec Bruxelles), un sursis est donné à cette dernière qui a jusqu’à lundi prochain pour faire une proposition l’obligeant probablement à revenir sur des lignes rouges qu’elle avait elle-même imposé tel qu’une liberté commerciale totale ou un report de la date de sortie du Royaume Uni au 29 mars 2019. Au lieu de déclencher un effondrement boursier cette débâcle a été reçue avec sang froid des deux côtes de la Manche.
Les marchés de change parient sur un accord sur la sortie de l’Europe. Résultat : une chute de 1,7 % de la devise anglaise de 1,2915 à 1,27 dollar. Mais dès le lendemain du vote, la devise anglaise s’est redressée à 1,2850 dollar, et l’euro à 0,8865 livre.
Cette situation permet d’élargir le champ des possibles concernant l’avenir institutionnel outre-Manche.

 

L’euro et la livre sterling (qui a un potentiel de hausse limitée compte tenu des fortes incertitudes politiques que les marchés ont des difficultés à évaluer) sont liés. Nous avons évité le pire pour l’Europe qui en aurait payé les conséquences.
Bien heureusement, la défaite de Thérésa May était annoncée, les marchés de change étaient préparés à tout éventualité, ce qui explique que les marchés soient aussi calme et qu’ils n’aient pas été affectés.
Il parait peu probable qu’aucun accord ne soit trouvé. Mais alors, diront certains, est ce que l’occasion de ce Brexit justifierai le fait d’acquérir des actions anglaises à bon compte ?
Certains secteurs présentent un rapport risque / endettement très intéressant.
Il faut s’intéresser dans un premier temps à la valorisation des actifs liés à l’économie britannique. Certains segments deviennent de plus en plus attractifs en fonction de leur valorisation.
Les investisseurs sont allergiques aux incertitudes !

 

Les investisseurs sont de plus en plus réticents face aux actifs liés à la conjoncture politique.
On parlera d’actifs considérés comme « otages de la politique ».
« Les investisseurs internationaux ont quitté le Royaume-Uni et ne sont pas prêts à entendre de bonnes nouvelles »
Une croissance meilleure que prévue est possible malgré la fuite des capitaux depuis le referendum. Mais n’oublions pas que le ralentissement économique qu’essuie la Grande Bretagne ne lui est pas propre et est observé ailleurs, en France et en Allemagne par exemple.
Les entreprises de construction immobilière sont les plus attrayantes grâce à de fortes marges et des rendements très attractifs.
Mais une sortie de l’Europe aurait des conséquences néfastes sur cette dernière et son économie. Même si ce scenario parait peu probable. Les bourses européennes et les marchés financiers semblent donc stables à j+1 de la défaite historique au Parlement de la Première ministre britannique Theresa May ce qui n’est pas si étonnant que ça. On peut donc dire que les marchés financiers accueillent paisiblement la situation de Theresa May.
Pourtant une telle situation aurait dû déstabiliser n’importe quelle bourse, malgré cela, les principaux indices sont restés stables. Est-ce le signe d’une amélioration du BREXIT ? une sorte de « SOFT BREXIT » ?

 

La situation était attendue par les investisseurs, donc sans surprise, ce qui a évité toute catastrophe boursière grâce à une anticipation de la situation.
Même la livre sterling n’a pas souffert de cette situation, elle était, mercredi à la mi-journée, à son plus haut niveau face à l’euro depuis novembre dernier
« Généralement, la monnaie est le premier instrument financier à pâtir en cas de trouble politique ».
En fait, toute cette situation confirme le fait qu’un accord sera trouvé et que le pire sera évité.
La prochaine étape pour le Royaume Uni est d’obtenir un report de la date de sortie. Ce qui donnerait une sortie honorable et non désordonnée qui aurait eu des conséquences désastreuses, même si certains financiers tels que le célèbre, Steve Eisman, parient sur la chute des cours de plusieurs banques britanniques, estimant que l’on sous-estime les risques d’une catastrophe lorsqu’elle est trop conséquente. Et pour ce dernier, le BREXIT entre totalement dans ce cas de figure.
Le climat a changé pour cette nouvelle année. La Bourse de Paris a terminé l’année 2018 sur une baisse de près de 11 %. Sa pire performance depuis 7 ans. Certains prévoyaient un krach boursier, il n’en a été rien. Mais tout cela a changé les perspectives pour 2019 qui sont revues à la baisse suite aux prévisions peu encourageantes pour la France.
La croissance sera moins forte et un effet de change négatif pénalisera probablement les exportations. Peu de croissance, des marges compressées, un euro qui monte. Néanmoins les économistes tablent sur une hausse du CAC 40.
 
Le marché comporte actuellement plusieurs risques :
Baisse des PE (ratio de capitalisation des profits) et donc de la valorisation des actions, croissance incertaine, politique monétaire américaines.
Tout cela impose de rester sur le qui-vive afin d’agir à la seconde près au moment où le marché va remonter, un marché qui est pour l’heure, très volatil.
Cela impose de surveiller toutes les valeurs, même les plus délaissées de la cote.
Les investisseurs sont devenus très lucides et prudents depuis la dernière correction boursière de 2018, une année qui s’est ralenti. Cela ne doit pas empêcher de rester prudent, mais la baisse a été tellement violente que quelques bonnes nouvelles pourraient améliorer rapidement la situation (banques centrales trouvant une marge de manœuvre pour baisser leurs taux, conflit Etats-Unis – Chine…). Les banques centrales mettent un temps de réaction trop long à inverser la vapeur lorsqu’un ralentissement économique intervient.
Les marchés sont plus dangereux suite à plusieurs facteurs :
Le taux d’endettement des Etats, mais aussi du secteur privé qui impactent des pays tels que la France ou l’Italie.
Le libre-échange, la globalisation est concurrencée par un nationalisme économique. Résultat : un commerce international, une croissance globale et des marges de grandes entreprises impactées.
On a du mal à penser que les marchés progresseront de 10 % en 2019, mais cela est possible. La conjoncture politique pourrait aussi faire revenir les flux avec un « SOFT BREXIT », des élections européennes favorables à la croissance, mais Donald Trump ne rassure pas sur ses négociations avec la Chine. Et en 2018 nous avons déjà pu observer l’impact de ses décisions politique sur les marches économiques.
Plusieurs éléments pourraient soutenir la croissance à court terme :
La stabilisation de Wall Street. On a vu en 2018 que la baisse des actions américaines avait un impact immédiat sur l’Europe. De bonnes surprises sur l’économie de la zone euro qui donnerait de belles perspectives pour 2019 après une année 2018 décevante. Des programmes d’expansions budgétaires cumulés de plusieurs pays. Les entreprises européennes ont été directement ou indirectement touchées par le conflit Etats-Unis – Chine. S’il se calme, cela pourrait être favorable aux grandes valeurs exportatrices. Une issue positive au Brexit redonnerait confiance en les politiques et l’économie.
Tout cela indique donc que l’avenir semble s’éclaircir sur les marchés financiers.

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  Auteur : Ben Rais

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