2019, l’année d’un nouveau « krash boursier » ?

Le 03/01/2019 par

2018 a été victime de nets reculs sur toutes les grandes places boursières et par conséquent a fait commencer l’année 2019 dans le rouge.

Le mois de décembre s’est avéré très éprouvant pour les investisseurs.

C’est l’une des conséquences d’ores-et-déjà visible d’un mois de décembre chaotique et d’une année 2018 décevante (avec un résultat annuel de -11%). Les marchés de Wall Street tout comme ceux de Paris commencent 2019 également dans le rouge.

2018 aura été la pire année du CAC 40 depuis 2011. Cette dernière s’est d’ailleurs terminée avec un bilan très négatif cette année-là en perdant pas loin de 11%.

D’ailleurs, d’autres sont logés à la même enseigne tel que Francfort (-18%), Tokyo (-12%), Londres (-12,5%), Shanghai (-25%) et Wall Street (-6%).

Les causes sont multiples : le Brexit qui n’en finit pas de semer des doutes dans les prévisions, les difficultés de la coalition allemande, la crise politique en Italie, celle des gilets jaunes en France, la montée du populisme, de proches élections européennes à l’issue incertaine.

2018 aura été une année sous haute tension, notamment à cause de la guerre que se livrent la Chine et les Etats-Unis, ce qui d’ailleurs a beaucoup plus pénalisé la Chine.

A cela, s’ajoute une croissance mondiale au ralenti, la dette de la France, la hausse des taux d‘intérêt de certaines banques centrales.

Tous ces facteurs pourraient laisser présager un « krash boursier » pour cette année 2019.

Néanmoins, d’autres facteurs tendent à réduire ce risque tels que la baisse des prix de l’énergie ou un début d’accalmie entre la Chine et les Etats-Unis.

Mais le malheur des uns n’est pas forcément partagé de tous.

risque-de-krash-boursier

Notamment dans des secteurs tels que le luxe et l’aéronautique (Safran avec +23% sur ses actions, Dassault Systèmes + 17%, PSA avec +10%).

Côté luxe : Kering (+12,7% ), LVMH (+5,2%). L’Oréal et Hermes affichent également des résultats positifs.

Les grands perdants ont été BNP Paribas, La Société Générale et Crédit Agricole avec – 30%. Valeo (-59%), Renault (-35%) ou encore Michelin (-27%).

Grégori Volokhine, président de Meeschaert Finances et expert à l’ONU, dans une interview est quand-à lui plus optimiste et relativise la crainte d’un effondrement des marchés financiers en 2019 dans un contexte d’instabilité des marchés financiers :

« Il n’y aura pas de krach boursier en 2019 » affirme-t ’il.

« Un krash boursier est imprévisible et ne se voit pas venir. On peut se souvenir de 1987, de la bulle internet de 2000 et de la crise des ‘subprimes’ de 2008. Des évènements qui avaient été imprévisibles. Or, actuellement, tout le monde est sur le « qui-vive ».

Il est beaucoup plus inquiétant de voir l’évolution des marchés financiers non réglementés, dont on ignore la composition et qui échappent au contrôle tel que les ‘hedge funds’ (Fonds spéculatifs à prise de risques élevés pour une espérance de gains élevés).

Même si une crise devait arriver, elle ne serait pas au niveau de celle de 2008 qui entraina une crise de la dette.

Par exemple, les taux aux Etats Unis montent depuis deux ans ce qui crée une réserve afin d’enrayer une possible chute.

La mauvaise attitude serait de vendre aujourd’hui. Ne pas se laisser aller à la panique et plutôt vendre en toute sérénité.

Il n’y a donc pas lieu de s’alarmer pour le moment mais, néanmoins, il est important de rester à l’écoute de l’évolution des marchés financiers.

L’une des possibilités de sécurité, serait de sortir des investissements à risques et de se réfugier dans des valeurs tangibles et sûres tels que l’immobilier, qui est notre modèle économique éprouvé afin de sécuriser sa trésorerie.

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Auteur : Ben Rais

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